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« Il faut s'étirer avant et après le sport pour éviter les blessures. »
En réalité
Les études ne montrent pas de baisse des blessures grâce aux étirements seuls ; le renforcement et les échauffements variés font mieux.
Aucun
effet des étirements seuls sur les blessures (25 essais, 26 610 participants)
< 1/3
du risque de blessure restant avec un programme de renforcement, en moyenne des essais
34 %
de blessures en moins avec les programmes d'échauffement FIFA chez les footballeurs
Pourquoi on y croit
C'est logique de le penser : un muscle raide semble plus fragile, et on vous l'a répété depuis l'école. Même beaucoup de coachs et de soignants l'ont longtemps enseigné.
Plusieurs revues d'études ont cherché si s'étirer avant ou après l'effort protège des blessures. La réponse est décevante pour les étirements : la méta-analyse la plus large ne trouve aucun bénéfice des étirements seuls sur le nombre de blessures.
Pour les courbatures, la grande revue Cochrane conclut que s'étirer avant ou après l'effort n'apporte pas de baisse importante en pratique, chez l'adulte en bonne santé. Les études sont parfois petites et de qualité moyenne : on ne peut pas dire que les étirements soient dangereux, seulement qu'ils ne protègent pas.
Étirer un muscle, c'est comme allonger un élastique : il devient plus souple à l'étirement, mais pas plus résistant. Pour qu'il encaisse mieux les efforts, il faut le renforcer.
Ce sont les programmes qui travaillent la force, l'équilibre et le geste. Chez les footballeurs, l'échauffement de type FIFA 11+ (course, renforcement, équilibre, sauts) est associé à environ un tiers de blessures en moins. Ce résultat vient du football : les données sont plus larges pour les programmes mêlant plusieurs types d'exercices, qui réduisent aussi les blessures.
Les étirements ne sont pas interdits. Si cela vous fait du bien, ou si vous voulez gagner en souplesse, gardez-les, sans forcer jusqu'à la douleur.
Mais pour protéger vos tendons, vos muscles et vos articulations, misez sur trois choses : un échauffement progressif, du renforcement régulier et une montée en charge par paliers. C'est la même logique que pour une tendinopathie ou une entorse de cheville : on dose, on renforce, puis on remonte. Lors d'une première séance, nous construisons ensemble un programme adapté à votre sport.
À faire
À éviter
À retenir
Ces informations sont générales et ne remplacent pas un avis médical personnalisé.
Si cet article parle de votre situation, nous pouvons faire le point ensemble. Tendinopathie.

Augustin Castel
Kinésithérapeute du sport à Woluwe-Saint-Lambert (Bruxelles). Je m'appuie sur les preuves scientifiques pour vous aider à comprendre et à reprendre vos activités. En savoir plus
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